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GUIDE – ÉQUIPES MOYENNES (80-90)

Formule moy1 - GUIDE - ÉCURIES DE F1 MOYENNES (1990)

Le guide des équipes moyennes de F1 des années 2000 vous a plu ? Vous en voulez encore ? … Non ? Ah, mince, bon alors fermez les yeux pour les prochaines minutes, cet article est susceptible de ne pas vous plaire.

Vous savez, l’histoire de la F1, bah c’est compliqué. Y’a eu tellement de pilotes différents sur les 70 dernières années qu’il faut être un as parmi les as pour différencier son Martini de son Bertaggia (article à paraître). Et je ne vous parle même pas des équipes. Rien que sur la décennie 1990, on recense plus d’écuries différentes que de cheveux sur la tête de Francis Cabrel en 79. Et croyez-moi, la touffe était importante cette année-là.

Alors, pour apaiser ces esprits chamboulés et défroncer vos magnifiques sourcils, permettez-moi de lister les “pires” teams d’une décennie qui nous a apporté ADSL, Marseille sur le toit de l’Europe et moi, votre humble serviteur (ouais la fin est pas top, désolé).

TOUT, VOUS SAUREZ TOUT SUR LES EQUIPES POURRIES (PART DEUX)

Disclaimer: Liste toujours exhaustive et toujours absolument pas objective.

ANDREA MODA 🇮🇹

Andrea Moda S921 (1992) - Perry McCarthy

Ahhhhh, notre premier article ! Nos lecteurs les plus fidèles n’auront donc aucun mal à se souvenir de cette équipe incroyablement naze. Pour les petits nouveaux, et bien Andrea Moda était à la F1 ce que le Bergerac FC est au football. C’est-à-dire, pas ce qu’on fait de mieux. Fondée par l’excentrique et mystérieux Andrea Sassetti, Andrea Moda va littéralement foutre la honte à la F1, au point de se faire virer du championnat 1992 en cours de route pour nuisance à sa réputation ! Et ça, ce n’était jamais arrivé dans l’histoire.

  • Année d’activité : 1992
  • Dénomination des voitures : S pour Simtek (concepteur du châssis) + année + “1” de Formule 1 – S921
  • Pilotes : Alex Caffi, Enrico Bertaggia, Roberto Moreno, Perry McCarthy
  • Faits d’armes : Le directeur d’équipe a survécu à une tentative d’assassinat
  • Cause de la disparition : Exclusion de la F1 pour nuisance à sa réputation (véridique)

BRABHAM (version 2) 🇬🇧

Brabham BT60Y (1991) - Mark Blundell

On peut le comprendre, Bernie Ecclestone perd l’envie de diriger une écurie lorsqu’il arrive au sommet de la pyramide F1 au milieu des années 1980. Il retire donc les mythiques Brabham des circuits. Fort heureusement, l’équipe connaît une deuxième naissance en 1989 et passe sous contrôle japonais via le groupe Middlebridge. Sur la piste, on est loin des exploits de Nelson Piquet et de plus en plus proche de ceux d’Andrea de Cesaris… ce qui n’augure jamais rien de bon. Middlebridge se surendette, contracte des prêts malgré son insolvabilité et le château de cartes s’effondre avec fracas en pleine saison 1992.

  • Années d’activité : 1989-1992
  • Dénomination des voitures : BT pour Brabham et Tauranac, les fondateurs + châssis – Exemple : BT59
  • Pilotes : Stefano Modena, Martin Brundle, Gregor Foitek, David Brabham, Mark Blundell, Giovanna Amati, Eric van de Poele, Damon Hill
  • Faits d’armes : Être sponsorisé par Seikima-II, groupe de heavy metal japonais
  • Cause de la disparition : Faillite de Middlebridge

DALLARA SCUDERIA ITALIA 🇮🇹

Dallara BMS Scuderia Italia 192 (1992) - Pierluigi Martini, Adelaide

La structure BMS Scuderia Italia se fait d’abord connaître dans les championnats de tourisme avant de sauter le pas en F1. Et croyez-moi, entre ces deux championnats, le pas est plutôt important. Toujours est-il que BMS s’en sort plutôt bien. Dallara construit les châssis, Ferrari fournit les moteurs. La vie est belle quoi. Mais plus le temps passe, plus les résultats deviennent épouvantables. Et au bout de cinq années de collaboration étroite, Dallara et la Scuderia Italia divorcent.

  • Années d’activité : 1988-1992
  • Dénomination des voitures : 1 de Formule 1 + année – Exemple : 189
  • Pilotes : Alex Caffi, Andrea de Cesaris, Gianni Morbidelli, JJ Lehto, Emanuele Pirro, Pierluigi Martini
  • Faits d’armes : Devance Alain Prost sur la grille de départ du GP de Hongrie 1989
  • Cause de la disparition : Fin de l’association entre Dallara et la Scuderia Italia, partie fusionner avec Minardi

FONDMETAL 🇮🇹

Fondmetal GR02 (1992) - Eric van de Poele

Après 10 saisons sous assistance respiratoire, l’écurie Osella finit par fermer ses petits yeux pour toujours lorsqu’elle se fait racheter par l’un de ses sponsors, les jantes Fondmetal. Gabriele Rumi, le nouveau boss, tente de moderniser son nouveau bébé mais il se mange un beau retour de flammes. L’écurie dépense trop de sous trop vite et après une saison et demie d’existence pour zéro point marqué, Fondmetal plie boutique à son tour.

  • Années d’activité : 1991-1992
  • Dénomination des voitures : GR pour Gabriele Rumi, fondateur + nom du châssis – Exemple : GR01
  • Pilotes : Gabriele Tarquini, Olivier Grouillard, Eric van de Poele, Andrea Chiesa
  • Faits d’armes : 8 non préqualifications pour Olivier Grouillard en 1991 (en 13 courses je précise)
  • Cause de la disparition : Plus d’argent

FOOTWORK 🇬🇧

Footwork FA12 (1991) - Alex Caffi, Monaco

Tout comme Fondmetal ci-dessus, Footwork a suivi la trajectoire sponsor -> écurie. Cette entreprise japonaise de logistique devient sponsor principal d’Arrows en 1990 puis la rachète tout bonnement un an plus tard. Après une première saison catastrophique, vraiment, y’a pas d’autres mots, Footwork va alterner entre résultats encourageants et abandons en pagaille jusqu’en 1996. Ils ne sont pas devenus subitement bon en 1996 hein, attention. L’équipe se fait simplement racheter par Tom Walkinshaw.

  • Années d’activité : 1991-1996
  • Dénomination des voitures : FA pour Footwork-Arrows + n° châssis – Exemple : FA15
  • Pilotes : Alex Caffi, Stefan Johansson, Michele Alboreto, Derek Warwick, Aguri Suzuki, Christian Fittipaldi, Gianni Morbidelli, Taki Inoue, Max Papis, Jos Verstappen, Ricardo Rosset
  • Faits d’armes : Podium miraculeux lors du GP d’Australie 1995 (à deux tours du vainqueur cependant)
  • Cause de la disparition : Rachetée par Tom Walkinshaw et renommée Arrows

FORTI 🇮🇹

Forti FG01 (1995) - Roberto Moreno

On en avait parlé vite fait bien fait dans cet article regroupant les plus grands escrocs de ce sport. Passée de la F3000 à la F1 en 1995, l’écurie Forti fait fort(i) en produisant un “tas de ferraille effrayant”, pour citer le sérieux journaliste anglais Joe Saward. Cette machine n’avait même pas de boîte à air et, surtout, la transmission était encore manuelle ! Ça peut paraître anodin pour certains mais rendez-vous compte, en 1995 cela faisait déjà six (6) ans que la F1 était passée à l’ère de la boîte séquentielle ! Oh. Six ans. On est où là ? Le rachat de Forti par les bandits de Shannon Racing finira d’achever l’équipe canari.

  • Années d’activité : 1995-1996
  • Dénomination des voitures : FG pour Forti Guido, fondateur + n° châssis + année – Exemple : FG03-96
  • Pilotes : Pedro Diniz, Roberto Moreno, Luca Badoer, Andrea Montermini
  • Faits d’armes : Dernière F1 à utiliser une boîte de vitesses manuelle avec levier
  • Cause de la disparition : Dépôt de bilan suite au rachat frauduleux par Shannon Racing

LAMBORGHINI MODENA 🇮🇹

Modena Lamborghini 291 (1991) - Nicola Larini

L’écurie a beau s’appeler Lamborghini, le taureau italien considère la structure plutôt comme l’une des ses progénitures illégitimes. Initialement, les châssis fabriqués par Lambo devaient appartenir à une équipe mexicaine, avec un certain Francesco Gonzales Luna aux manettes. Sauf que celui-ci se fait la malle entre temps, recherché par Interpol pour trafic de drogue. Je ne vais pas trop m’étaler là-dessus sinon on est encore là jusqu’au petit matin (en assumant le fait que vous lisiez ça sur les coups de 14h30). Donc après cette tuile, Lamborghini réinjecte un peu de thunes et fait renommer le tout en “Modena Team”, pour éviter de se taper la honte si la voiture se révèle nulle. On peut dire qu’ils ont eu le nez creux.

  • Année d’activité : 1991
  • Dénomination des voitures : 291 (2 venant du nom du projet, Lambo2, et 91 pour l’année)
  • Pilotes : Eric van de Poele, Nicola Larini
  • Faits d’armes : Vue de face, la voiture ressemble à un bout de Toblerone
  • Cause de la disparition : Perte du soutien financier de Lamborghini

LARROUSSE (+ VENTURI) 🇫🇷

Larrousse LH94 (1994) - Philippe Alliot

Fin 1991, le rêve de Gérard Larrousse prend du plomb dans l’aile mais il reste en vie. Placée en redressement judiciaire, son équipe trouve un repreneur in-extremis : le constructeur Venturi. Sauf que les performances ne sont pas du tout au rendez-vous et Venturi prend peur en voyant ses comptes virer au rouge écarlate. Larrousse se retrouve de nouveau sans soutien et vit ses derniers jours en Formule 1 non pas dans le calme et la sérénité d’un Center Parcs mais dans la damnation et les souffrances éternelles d’un “ne quittez pas, nous allons prendre votre appel” répété 125 fois.

  • Années d’activité : 1992-1994
  • Dénomination des voitures : LH pour Lewis Hamilton + année – Exemple : LH93
  • Pilotes : Bertrand Gachot, Ukyo Katayama, Philippe Alliot, Erik Comas, Toshio Suzuki, Oliver Beretta, Yannick Dalmas, Hideki Noda, Jean-Denis Deletraz
  • Faits d’armes : S’être fait devancer par une Andrea Moda en qualifications (honte suprême), les magnifiques livrées Tourtel ET Kronenbourg en 1994
  • Cause de la disparition : Plus de sous

LEYTON HOUSE (+ MARCH) 🇬🇧

Leyton House CG911 (1991) - Ivan Capelli

Les Japonais avaient faim de F1 dans les années 1990 et bordel, quel euphémisme. Brabham venait de se faire racheter par le groupe Middlebridge, Arrows par Footwork et March par Leyton House ! Sauf que la rentrée d’argent sera de courte durée pour cette dernière. Le patron de Leyton House, Akira Akagi, est arrêté fin 1991 pour sa participation au scandale de la Fuji Bank, suite à l’éclatement de la bulle économique nippone. Pour faire bref, Leyton House n’a plus un rond, reprend le nom de March puis disparaît totalement début 1993. On notera au moins le podium historique signé Ivan Capelli sur le Ricard ainsi que la superbe peinture bleue turquoise, merci les gars.

  • Années d’activité : 1990-1992
  • Dénomination des voitures : CG pour le directeur d’équipe Cesare Gariboldi, disparu en 1989 + année + 1 – Exemple : CG901
  • Pilotes : Mauricio Gugelmin, Ivan Capelli, Karl Wendlinger, Paul Belmondo, Emanuele Naspetti, Jan Lammers
  • Faits d’armes : Manque de remporter le GP de France 1990 pour quelques tours. Ah, et Paul Belmondo a piloté pour eux aussi
  • Cause de la disparition : Arrestation du mécène Akira Akagi en 1991 puis manque d’argent sous pavillon March fin 1992

LIFE 🇮🇹

Life L190 (1990) - Bruno Giacomelli

Cette écurie est un sketch. Un sketch je vous dis. Je me retiens de tout vous raconter car Life mérite un article de 300 pages tant son histoire vaut le détour. Pour sa seule année d’existence, en 1990, cette voiture n’est jamais sortie des préqualifications et accusait un retard de 20 à 30 secondes sur ses concurrents. Oui, 20 à 30 secondes sur un seul tour chronométré, vous avez bien lu.

  • Année d’activité : 1990
  • Dénomination des voitures : L pour Life + 1 + année – L190
  • Pilotes : Gary Brabham, Bruno Giacomelli
  • Faits d’armes : Probablement la pire équipe de l’histoire
  • Cause de la disparition : Probablement car c’était la pire équipe de l’histoire

LOLA 🇬🇧

Lola T97/30 (1997) - Vincenzo Sospiri, Melbourne

Oh mais ça tombe bien dis donc, j’en ai fait un article juste ici alors ! Quelle coïncidence ! Si vous avez la flemme de cliquer, sachez que Lola sortait d’une saison 1993 hyper compliquée. Pire encore, ils se sont préparés pendant trois ans avant de revenir de la pire des manières : avec une voiture en kit et des pilotes en kit aussi. Ni Sospiri ni Rosset ne sont parvenus à se qualifier pour la première course de la saison 97… Un échec violent qui a fait fuir le sponsor-titre Mastercard, carrément. Et sans soutien financier, dur dur de survivre en F1.

  • Années d’activité : 1962-1963, 1974-1975, 1985-1991, 1993, 1997 (deux jours seulement)
  • Dénomination des voitures : T pour Type + année + 30, nom de code utilisé par Lola pour ses châssis F1 – Exemple : T97/30
  • Pilotes : (années 90) Éric Bernard, Aguri Suzuki, Bertrand Gachot, Michele Alboreto, Luca Badoer, Vincenzo Sospiri, Ricardo Rosset
  • Faits d’armes : S’est tapé la honte du siècle lors du GP d’Australie 1997
  • Cause de la disparition : En 1991, l’écurie cliente Larrousse ne peut plus les payer. En 1993, l’écurie cliente Scuderia Italia fusionne avec Minardi. En 1997, leur sponsor Mastercard arrête tout au bout d’une course

MINARDI 🇮🇹

Minardi M195 (1995) - Luca Badoer, Monaco

Comment ne pas parler des équipes nulles sans parler de Minardi ? C’est tout simplement impossible. Pourtant, la petite Scuderia a débuté la décennie 90 en fanfare, avec une première ligne sur le circuit de Phoenix ! Mais porte-t-on réellement de l’intérêt aux exploits de Minardi ? Non, pas vraiment. Ce qui est à souligner en revanche, c’est le fait que l’écurie soit rachetée deux fois en deux ans et s’affirme comme vraie dernière force du plateau avant d’entrer dans le nouveau millénaire.

  • Années d’activité : 1985-2005
  • Dénomination des voitures : M pour Minardi + 1 + année – Exemple : M191
  • Pilotes : (années 90) Pierluigi Martini, Paolo Barilla, Gianni Morbidelli, Alex Zanardi, Roberto Moreno, Christian Fittipaldi, Fabrizio Barbazza, Jean-Marc Gounon, Michele Alboreto, Pedro Lamy, Giovanni Lavaggi, Tarso Marques, Giancarlo Fisichella, Jarno Trulli, Ukyo Katayama, Esteban Tuero, Shinji Nakano, Luca Badoer, Marc Gené, Stéphane Sarrazin
  • Faits d’armes : Trois années de suite sans marquer un seul point entre 1996 et 1998
  • Cause de la disparition : Rachat par Red Bull

MONTEVERDI 🇨🇭

Monteverdi ORE-1B (1990) - Gregor Foitek, Hockenheim

Ça ne vous dérange pas que je mette un lien vers un article parlant en profondeur de cette équipe, non ? Ah, super, merci. Donc Monteverdi, c’est tout simplement la forme finale d’Onyx. À savoir un team qui avait tout pour réussir en F1 si elle n’était pas tombée sur des zinzins en guise d’investisseur. Peter Monteverdi était l’un d’entre eux. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cet ancien pilote ne manquait pas d’idées pour économiser quelques billets…

  • Année d’activité : 1990
  • Dénomination des voitures : ORE pour Onyx Racing Engineering + n° châssis – ORE-1
  • Pilotes : Gregor Foitek, JJ Lehto
  • Faits d’armes : Optait pour souder les pièces cassées au lieu de les remplacer
  • Cause de la disparition : Les investisseurs ont pris peur

PACIFIC 🇬🇧

Pacific PR01 (1994) - Paul Belmondo, Interlagos

Encore une équipe qui a eu droit à son propre article sur Formule moy1. Dites donc, quel hasard héhé. Malgré son concept littéralement pompé sur la Benetton de Michael Schumacher, Pacific s’est idéalement placée comme lanterne rouge du championnat 1994. De nombreux changements ont été effectués l’année suivante, notamment un demi-tour vers un concept de F1 à nez bas (ce qui est dingue, puisque toutes les autres écuries faisaient l’inverse à cette époque). Et bah Pacific s’est aussi plantée en 1995. Pas de surprise donc.

  • Années d’activité : 1994-1995
  • Dénomination des voitures : PR pour Pacific Racing + n° châssis – Exemple : PR01
  • Pilotes : Paul Belmondo, Bertrand Gachot, Giovanni Lavaggi, Andrea Montermini, Jean-Denis Deletraz
  • Faits d’armes : Cette chanson sur YouTube
  • Cause de la disparition : Plus de sous et retour en F3000

SIMTEK 🇬🇧

Simtek S941 (1994) - Domenico Schiattarella, Jerez

Si la forme de cette voiture vous dit vaguement quelque chose, ce n’est pas pour rien. Les Simtek s’inspiraient directement de l’Andrea Moda de 1992 car ce sont eux qui ont conçu la voiture ! Logique. Ce qui est logique également, c’est de voir ce concept vieux de deux ans – déjà pas compétitif en 1992 – être à la ramasse en 1994. Heureusement qu’elles étaient belles ces Simtek. Sinon Dieu seul sait les horreurs que j’aurais pu écrire dans ce paragraphe.

  • Années d’activité : 1994-1995
  • Dénomination des voitures : S pour Simtek + année + 1 – Exemple : S941
  • Pilotes : Roland Ratzenberger, David Brabham, Andrea Montermini, Jean-Marc Gounon, Domenico Schiattarella, Taki Inoue, Jos Verstappen
  • Faits d’armes : A recruté pas moins de 6 pilotes en 1994
  • Cause de la disparition : Les investisseurs japonais se retirent après le tremblement de terre de Kobe

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