GUIDE PRATIQUE – RÈGLES

La Formule 1, c’est la catégorie reine du sport automobile comme certains détraqués aiment l’appeler. Et en connaître les tenants et les aboutissants, c’est capital. Formule moy1 vous décrypte les règles de ce sport complexe.

Imaginez des bolides au look agressif et hors du commun se battre pour finir premier à plus de 300 kilomètres par heure… C’était le cas il y a quinze ans, vous arrivez trop tard malheureusement. Mais il ne faut pas perdre espoir ! La F1 peut renaître de ses cendres à tout moment, il faut donc se tenir prêt si pareille chose se produit.

Commençons avec les bases pour ceux qui n’y connaissent rien de rien.

VOITURE

Il y a peu de choses à savoir là-dessus si ce n’est qu’il y a quatre roues, un volant et que le moteur est à l’arrière. C’est un V6 turbocompressé semi-hybride de 1 600 cm³ crachant entre 900 et 1000 chevaux vapeurs. A la partie thermique est couplée plusieurs éléments électriques qui marchent une fois sur quatre. Il y a huit rapports de boîte plus la marche arrière, toutefois les pilotes s’en servent peu. Il y a deux rétroviseurs, mais les pilotes s’en servent peu également. Certains ne s’en servent carrément pas du tout.

PNEUS

Depuis 2011, Pirelli est le manufacturier officiel de la Formule 1. La FIA a demandé aux Italiens de faire des pneus qui se dégradent vite pour tenter de sauver ce qu’il restait de spectacle en piste. Problème, leurs pneus se dégradent tellement vite qu’ils ne tiennent qu’un seul tour quand le pilote pousse à 100%. Les fans de F1 n’aiment pas Pirelli. Du tout.

Très franchement, les règles concernant les pneus sont tellement complexes que même les mordus de ce sport sont incapables de les expliquer. Donc voici une vidéo.

Lors de la course, les pilotes doivent chausser deux trains de pneus différents sous peine de disqualification. Ils ont le choix entre les gommes suivantes :

  • Hard : marquées en orange, ce sont les gommes les plus dures. Ce sont les pneus les moins performants mais ils tiennent le plus longtemps.
  • Medium : marquées en blanc, ce sont les gommes offrant un compromis entre pneus tendres et pneus durs.
  • Soft : marquées en jaune, ce sont des gommes tendres. Elles offrent de bonnes performances mais tiennent moins longtemps que les gommes dures.
  • Supersoft : marquées en rouge, ce sont des gommes très tendres. Elles sont encore meilleures que les pneus softs mais tiennent encore moins longtemps.
  • Ultrasoft : marquées en violet, ce sont des gommes très très tendres… vous avez compris le principe.
  • Archisoft : ces pneus n’existent pas, je me suis permis une petite blague.
  • Intermediate : les pneus intermédiaires sont destinés pour une piste humide. A contrario des pneus cités ci-dessus, ceux-ci sont sculptés pour permettre une meilleure évacuation de l’eau.
  • Wet : les pneus pluie sont, comme leur nom l’indique, destinés pour une piste humide voire détrempée. Sur le papier, ils sont plus efficaces que les pneus intermédiaires. En réalité… c’est une autre histoire.

COURSES

Il y a une vingtaine de courses au calendrier qui s’étale de mars à novembre. Les courses se déroulent le weekend et fonctionnent à peu près comme ceci :

  • Vendredi : essais libres, les pilotes tournent lors de deux séances d’une heure et demie. Il ne se passe rien. Les fans adorent ça.
  • Samedi : dernière séance d’essais libres puis séance qualificative. Il y a dix ans c’était simple à expliquer, aujourd’hui moins. Les qualifications sont divisées en trois séances : Q1, Q2 et Q3. Les plus lents sont éliminés en Q1 et Q2. En Q3, il n’en reste plus que 10 pour signer le meilleur temps, appelé pole position. Généralement, c’est le même pilote qui termine premier. Le suspense est à son comble.
  • Dimanche : c’est le jour de la course. Les pilotes doivent parcourir 305 kilomètres. Suivant le circuit, cela dure entre une heure et demie et deux heures. Il faut donc bien s’accrocher. Si vous vous sentez partir dès le tour 5, ça ne sert à rien de lutter : passez dans les bras de Morphée. La plupart du temps, le commentateur payé au décibel – autant vous dire qu’il gagne bien sa vie – vous réveille en sursaut parce que le 14e vient d’abandonner.

A la fin de la course, les trois premiers montent sur le podium, se congratulent (mais ils peuvent aussi s’insulter, attention) et reçoivent un trophée. Puis ils s’aspergent de Chandon et tout le monde rigole.

DRAPEAUX

Il existe un système de drapeaux en F1 pour faire passer des messages aux pilotes et aux spectateurs.

  • Drapeau jaune. C’est le plus utilisé, retenez bien. On utilise le drapeau jaune lorsqu’il y a un danger sur la piste : voiture arrêtée, accident, débris sur la piste, etc.
  • Drapeau vert. Il signale que le danger n’est plus, on peut de nouveau écraser la pédale d’accélérateur.
  • Drapeau bleu. Signale à un pilote retardataire qu’il va être dépassé par les hommes de tête. Dans le jargon, ils lui « prennent un tour ». Les lents ne font pas attention à ce qu’il y a autour d’eux alors ils ne voient pas les drapeaux. Les plus rapides se plaignent des lents même s’ils tournent 20 secondes plus vite que ces derniers, ce qui est le cas de le dire. [rires dans la salle]
  • Drapeau rouge. Non, cela ne signifie pas que le communisme vaincra mais que la séance est stoppée. Ce drapeau peut être sorti en cas d’accident comme en cas de pluie. Oui, je sais que les F1 ont des pneus pour la pluie, ne remuez pas le couteau dans la plaie s’il vous plaît.
  • Drapeau à damiers. Signifie que la course est finie et marque la fin de la sieste.

PÉNALITÉS

Depuis quelques saisons, les commissaires de piste se montrent plus durs concernant les pénalités. Un pilote peut être réprimandé pour les raisons suivantes :

  • Causer une collision. C’est la pénalité la plus logique. Suivant la gravité de l’accident, cela peut aller de la pénalité de temps (ajout de secondes sur le temps total de la course) au drive-through : un passage obligatoire par les stands.
  • Dépasser sous drapeau jaune. On l’a vu plus haut, drapeau jaune = danger. Dépasser sous drapeau jaune, c’est pénalité assurée. Il faut soit rendre la place au pilote floué, soit on nous offre une pénalité de temps.
  • Quitter la piste et profiter d’un avantage. « Profiter d’un avantage » c’est assez vague. Cela peut dire dépasser en quittant la piste ou court-circuiter une chicane. Dans cette situation, c’est une pénalité de temps.
  • Faire un excès de vitesse dans les stands. Dans les stands, c’est 80 km/h et basta. Si un pilote se fait flasher au dessus de la limitation, c’est un drive-through qui tombe.
  • Sortir trop dangereusement de son stand. C’est probablement la pénalité la plus injuste. Certains pilotes s’arrêtent en même temps et cela encombre une ligne des stands qui déjà est peu large. Il n’est pas rare de voir une équipe s’emmêler les pinceaux et relâcher son pilote alors qu’un autre arrive lancé à pleine balle, enfin à 80 km/h quoi. Dans ce genre de situation, c’est le pilote qui prend tout et il doit exécuter un drive-through.
  • Pousser un concurrent hors de la piste. Il y a quelques pilotes adeptes de la mesquinerie : Michaël Schumacher ou Max Verstappen pour ne pas les citer. Pour ces cancres, c’est pénalité de temps en règle générale.
  • Changer plusieurs fois de ligne de course. Alors là, c’est la pénalité-fantôme. Cela fait des années que les pilotes savent qu’ils doivent garder la même ligne et ne pas louvoyer comme un conducteur à 4 grammes, pourtant ils continuent. Et les commissaires ne pénalisent pas. Et ça me frustre.

CHAMPIONNATS & POINTS

Les points sont donnés après la course. Les dix premiers sont récompensés selon le système 25-18-15-12-10-8-6-4-2-1. Le pilote avec le plus de points gagne le championnat, c’est important de le préciser.

Et c’est à peu près tout ce qu’il fallait savoir sur les règles et la réglementation en vigueur. Nous espérons que ce guide si peu objectif vous aura appris bon nombre de choses sur la Formule 1. Le prochain sera consacré au lexique et aux expressions que les puristes aiment employer.

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