17/12 : SEPPUKU DE LA BOITE DE VITESSE

Chose promise, chose due. Nigel Mansell est de nouveau à l’honneur ce dimanche avec un arrêt raté de toute beauté. Le cadre est tout aussi majestueux : Grand Prix du Japon 1990, quelques instants après l’accrochage entre Alain Prost et Ayrton Senna…

On connait tous le sort réservé à la Ferrari 641 d’Alain Prost le 21 octobre 1990, quelques secondes après le départ du Grand Prix du Japon. Mais peu savent ce qu’il est advenu de la 641 frappée du numéro 2, confiée à l’exceptionnel Nigel Mansell. Ça tombe bien, aujourd’hui vous allez savoir.

L’ART DE JETER UNE VICTOIRE CADEAU A LA POUBELLE

Ce jour-là, Mansell a une chance insolente. Au premier virage, Senna sort Prost. Derrière, Gerhard Berger oublie littéralement Mansell et lui colle au moins trois secondes en un seul tour ! Mais ce chanceux de Nigel constatera, dès le deuxième tour, une McLaren échouée dans le bac à graviers ! Berger, hébété de se retrouver à une telle position, ne sait plus quoi faire et sort de la piste 500 mètres après avoir passé la ligne.

Mansell hérite donc de la tête de la course. Son plus proche poursuivant s’appelle Nelson Piquet, mais il pilote une Benetton donc pas de soucis (nous sommes en 1 av. MSC, Benetton était nulle part à cette époque). C’est un euphémisme de dire que Mansell avait une voie royale pour la victoire.

Puis vinrent les arrêts au stand.

 

Mansell est tellement pressé de repartir qu’il fait hurler son V12 avant même que les quatre roues ne touchent le sol… C’en est déjà trop pour la boîte de vitesse qui préfère en rester là. Au point mort, la Ferrari parcourt le reste de la pitlane au petit trot. La boîte meurt mais le Britannique ne se rend pas et continue d’appuyer comme un forcené sur son accélérateur. Un grand moment.

A demain !

LE CALENDRIER DE L’AVENT FORMULE MOY1

Publicités

Laisser un commentaire